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Extraits
sonores

My Klezmer Dream


The Cloisters Sanctuary


Lullaby from the beginning



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Jazz à Junas
PDF - 1.2 Mo
EN TOURNEE
ALBUM

Création 2009


RAPHAEL IMBERT N_Y PROJECT

Telle une cartharsis, la composition et la rencontre avec deux jazzmen américains Joe Martin à la contrebasse et Gerald Cleaver à la batterie ont ré-enchanté la vision du jazz qu’entretient Raphaël Imbert avec l’histoire et l’imaginaire du jazz.

"Qu’y a-t-il dans l’amour du Jazz ? La beauté, l’émotion, la nostalgie, l’excitation, la jeunesse, la révolte, tout cela sans doute. Mais d’abord le goût des chemins nouveaux, le vif désir de l’inouï"

Philippe Carles et Jean Louis Comolli
préface du Free Jazz Black Power (ed.Folio)

A travers son approche singulière centrée autour du spirituel dans le jazz, Raphaël Imbert était parti à la mecque du jazz ; « the big apple » ; New York, pour y rencontrer témoins et archives de l’histoire exceptionnelle entreprise par la communauté afro-américaine. Des plantations aux églises o๠les gospels transcendaient cantiques luthériens pour amener les fidèles à la transe, en passant par les sociétés initiatiques, auxquelles adhérèrent Louis Amstrong, Duke Ellington, les afro-américains choisirent la musique comme « force de frappe ésotérique » pour affirmer leur identité.

En 2004 à New York, Raphaël Imbert fut confronté à la quintessence de notre société moderne ; celles des valeurs de l’efficacité, du marketing... où pouvait-il trouver cette liberté créative des anciens, ce temps absolu des mystiques que furent Coltrane ou Ayler et Pharoah Sanders ? Raphaël Imbert est rentré à Marseille et depuis a su se construire un univers personnel fouillant en lui-même, en recherchant les rencontres extra-européennes avec le saxophoniste sud-africain Zim Nqgnawana ou la tradition soufiste des Chemirani... ; "le goût des chemins nouveaux"

Ce disque américain est un manifeste de ce jazz engagé, humain en quête de sens : des tambours de Harlem de Duke Ellington à l’évocation du maà®tre de l’underground new yorkais qu’est John Zorn en passant par les Cloisters, l’hommage à Albert Ayler, la vie trépidante de New York à la méditation de Coltrane sur Central Park West.

(textes ZZT)

« Tout au long de cet itinéraire au coeur de New York se mêlent les jazz d’hier et d’aujourd’hui, que l’on découvre au ras du bitume brûlant des rues pleines de bruit, de fureur et de swing, mais aussi le regard tourné vers le zénith, d’où nous interpelle d’entre les gratte-ciel la spiritualité de cette musique divine. » Lionel Eskenazi, Jazzman, Sept. 2009

En tournée sous deux formules :
à‰quipe américaine (avec Joe Martin et Gerald Cleaver), disponible été & automne 2010, printemps 2011, été et festivals 2011.

équipe française (avec Simon Tailleu et Cédrick Bec/Mourad Benhammou/Anne Paceo) disponible à l’année.


 
 
Casting


Raphaël Imbert
Direction artistique


Gerald Cleaver
Batterie


Joe Martin
Contrebasse













Presse

<3col>Tout au long de cet itinéraire au coeur de New York se mêlent les jazz d’hier et d’aujourd’hui, qui l’on découvre au ras du bitume brà »lant des rues pleines de bruit, de fureur et de swing, mais aussi le regard tourné vers le zénith, d’o๠nous nous interpelle d’entre les gratte-ciel la spiritualité de cette musique divine. ... un sens affirmé de l’improvisation interactive reposant sur une contrebasse solide, précise, et sur une batterie inventive et virevoltante.
Lionel Eskenazi - Choc Jazzman - Septembre 2009

<3col>
Le manifeste new-yorkais de Raphaël Imbert
Coup de cœur. Le disque New_York Project, sorti par le petit label ZIG ZAG, m’a réquisitionné. Il ressemble au cri qui s’échappe d’une église américaine, sort dans la rue et plaque le passant captivé sur les bancs de bois, tordu de curiosité. Car le saxophone de Raphaël Imbert hurle, soulevé par les baguettes extra-fines de Gerald Cleaver et la contrebasse ingénieuse de Joe Martin. L’instrument crie avec véhémence. Peu de chants aujourd’hui expriment un hurlement de ce coffre.

Singulièrement, le fondateur du regretté Newtopia quintet (avec Yaron Herman), ne crie pas comme si un individu malveillant lui marchait sur le pied. Ce n’est pas une réaction. Rien d’une envie irrépressible. Plutà´t un manifeste. Le soliste extirpe du fond de ses tripes, mais d’une façon préméditée, le besoin de spirituel, et son attirance vers l’esprit, de quelque nature fut-il. Le leader est allé sceller à Manhattan les treize morceaux, tous sous contrà´le des illustres quêteurs de spirituel (Albert Ayler, Pharoah Sanders, John Coltrane, Duke Ellington, Louis Armstrong, etc.). Il a éprouvé le besoin de porter au grand jour une vérité de la Babel impie. Celle-ci : dans les propres caveaux de la fourmilière, les sons (et quel son prenant de sirène, parfois) s’élèvent plus haut que les gratte-ciel.

Qu’on se passe la formule : une démonstration éclatante ! Comme celle, du reste, que le pédagogue (il enseigne le Jazz) nous servit avec la tentative de concilier deux agitateurs d’absolu, un religieux convaincu et un mystique suprême, dans le CD "Bach / Coltrane" (10 000 exemplaires vendus).

La musique nous élève très vite. Libre comme une protestation, et sans s’époumoner. Rien d’inopiné : l’exclamation est sereine. Elle jaillit simultanément du cœur et de l’esprit.
L’appel séduit pour une autre raison : il vise à édifier. Pour tracer dans le sens des étoiles, Imbert n’avance pas seul. Il invoque les maîtres (grondement coloré du Echoes of Harlem d’Ellington ; divagation splendide le long de "Central Park West" dans la pulsation de John Coltrane). Le musicien se réclame aussi de la protection des chefs de file des communautés de l’Underground new-yorkais (John Zorn, par exemple). Et surtout, il s’est impliqué de pied en cap dans le projet.

En 2003, grâce à une bourse de la Villa Médicis, le découvreur s’immerge une année dans la Grosse Pomme (le surnom de New York ; en américain, Big Apple). Il se plonge dans les archives, rencontre d’éminents briscards de l’histoire de la musique afro-américaine, se frotte aux duellistes locaux de l’improvisation, observe le retour du spirituel dans le jazz.

Le persévérant revient à New York au début du printemps 2009 pour enregistrer l’album. "J’exprime mon point de vue, assure l’artiste. Les compositeurs majeurs du jazz ont ouvert des voies ; j’aimerais contribuer à les indiquer". Imbert désigne l’extase. Il serait désespérément étourdi de ne pas saluer une telle aspiration .

Bruno Pfeiffer, Libération.fr







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